đź“– La licorne complice

Au XVIe siècle, d’abord en Italie puis dans le reste de l’Europe, les reprĂ©sentations de Chasse Ă  la licorne se font plus rares. La blanche bĂŞte est toujours reprĂ©sentĂ©e aux cĂ´tĂ©s d’une jeune et belle dame, mais leur relation est dĂ©sormais confiante et apaisĂ©e. La licorne perd sa signification allĂ©gorique pour n’ĂŞtre plus qu’un attribut de la chastetĂ©, de la puretĂ©.

La plupart de ces peintures sont des portraits de dames. La licorne qui les accompagne figure leur vertu, avec peut-ĂŞtre parfois une pointe d’ironie, puisque les trois derniers tableaux reprĂ©sentent sans doute Giulia Farnese, qui n’Ă©tait pas rĂ©putĂ©e pour sa chastetĂ©.

Sur les tableaux, la licorne symbole de virginitĂ©, ou du moins de puretĂ©, peut aussi se faire plus discrète. Quand on la voit sur un tombeau alors qu’elle ne supporte habituellement pas les armes familiales, c’est souvent pour figurer la puretĂ© d’une fille morte trop jeune.

La licorne symbolise encore la chastetĂ© dans un contexte chrĂ©tien, comme dans les nombreuses reprĂ©sentations des vertus, mais se retrouve aussi associĂ©e Ă  des vierges qui n’ont rien de chrĂ©tien, comme Diane ou les vestales.

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