Sur les miniatures médiévales, princes et rois, au premier rang desquels Alexandre le Grand, montent souvent des chevaux dont le chanfrein, la pièce d’armure sur le dessus de la tête, est armé d’une petite corne qui leur donne un petit côté licorne. À la Renaissance et à l’époque moderne, cet attribut sans réelle utilité au combat est encore fréquent sur les gravures, et surtout sur les armures d’apparat des princes d’Italie et du Saint Empire. Ce ne sont pas des vraies licornes, mais la référence, rarement explicitée, est évidente.

Le cimier du chevalier qui tombe est un cerf, mais son cheval porte une corne métallique dorée fixée au chanfrein. Le Petit Jean de Saintré, circa 1450.
British Library, ms Nero D IX, fol 40r.
Les faits du Grand Alexandre, fin du XVe siècle.
BNF, ms fr 22547, fol 88v.
La bataille de Najera, Chroniques de Jean Froissart, XVe siècle.
BNF, ms fr 2643, fol 312v.
Regnault de MontaubanXVe siècle.
Bibliothèque de l’Arsenal, ms 5072 Rés, fol 195r.
Pompée à la tête des légions romaines. Ceci n’est pas une miniature mais une gravure coloriée.
Le Premier volume de Orose en françois, chez Antoine Vérard, 1504.
BNF, Velins 685, fol 124r.

Le roi Ladislas Laszlo-Johannes Thuroczny, Chronica hungarorum, 1488.
Bibliothèque nationale de Hongrie, inc 1143.
Livre de tournois de la famille suisse des Halwill, XVIe siècle.
Zurich, Schweizerisches Nationalmuseum, ms SH 228, p 59.
p.56 
p.57 
Album de tournois et parades de Nuremberg, circa 1650.
New York, Metropolitan Museum
Page du roi portant l’étendard de la victoire, vers 1900. Notez le cerf-volant sur le caparaçon, et Saint Michel tuant le dragon sur l’étendard. New York Public Library

Angelo Poliziano, La Giostra di Giuliano de Medici, circa 1500. 
Kynge Rycharde cuer du lyon. London : Wynkyn de Worde, 1528, leaf A1r, PML 20931. 
L’empereur Maximilien, gravure de Hans Burgkmair, 1518.jpg 
Livre de tournois de Georg Rusner, 1578. 
Charlemagne, gravure découpée et collée sur la première page d’un manuscrit, circa 1580.
Bayerische Staatsbibliothek, cgm 5283.
L’empereur romain Vitellius, Gravure d’Antonio Tempesta, circa 1600. 
Le Prince Rodolphe de Habsbourg, Gravure de Crispijn de Passe, circa 1600. 
Henri IV, Gravure d’Antonio Tempesta, circa 1600.

Chanfrein italien, fin du XVIe siècle. New York, Metropolitan Museum of Art. 
Chanfrein allemand, circa 1480. Collection privée. 
Chanfrein allemand, circa 1535. Nuremberg, Germanisches Nationalmuseum. 
Chanfrein aveugle de joute, fin du XVe siècle. Les chanfreins destinés aux joutes n’avaient parfois pas d’ouverture pour les yeux, afin que le cheval ne puisse voir arriver l’adversaire et en être effrayé. La corne et la rosette sont des qjouts lors d’une restauration à la fin du XIXe siècle.
Metropolitan Museum, New York.
Chanfrein italien, vers 1560. Metropolitan Museum, New York. 
Chanfrein italien, 1575. Art Institute of Chicago. 
Chanfrein hollandais, circa 1620. Metropolitan Museum, New York. 
Chanfrein d’apparat pour les funérailles de Charles X de Suède, circa 1560. Armurerie royale de Suède. 
Chanfrein de parade japonais, fin du XIXe siècle.

Barde du comte Antonio IV Collalto, fin du XVIe siècle. New York, Metropolitan Museum of Art. 
Armure allemande, circa 1480. Londres, Wallace Museum. 

Armure allemand, circa-1515. New York, Metropolitan Museum of Art 
Armure italienne, circa 1560. New York, Metropolitan Museum of Art. Photo Armourphotographer. 

Armure de parade du roi Eric XIV de Suède, XVIe sècle. Photo Armourphotographer.

Saint Georges contre le dragon, 1489. Cathédrale de Stockholm.
Photo Tuomas Vitkainen, Wikimedia Commons.

Victoire de Sigebert sur Chilperic. Vitrail du XVe siècle, Cathédrale Notre Dame de Tournai. 
Pièce commémorant le couronnement de l’empereur germanique Maximilien, en 1509. New York, Metropolitan Museum.

















