{"id":595,"date":"2021-07-08T07:17:28","date_gmt":"2021-07-08T07:17:28","guid":{"rendered":"https:\/\/faidutti.com\/blog\/licornes\/?p=595"},"modified":"2022-03-14T08:49:14","modified_gmt":"2022-03-14T08:49:14","slug":"le-voyage-du-pere-huc","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/faidutti.com\/blog\/licornes\/2021\/07\/08\/le-voyage-du-pere-huc\/","title":{"rendered":"\u2795 Le voyage du p\u00e8re Huc"},"content":{"rendered":"\n<p class=\"has-text-color\" style=\"color:#e56c3f\"><strong>Tout au long du XIXe si\u00e8cle ont circul\u00e9 en Europe des rumeurs de la pr\u00e9sence de licornes en Afrique du Sud et au Tibet. Aucun voyageur ne les a vues, mais beaucoup, comme le p\u00e8re Huc, en ont entendu parler et croyaient fermement \u00e0 leur r\u00e9alit\u00e9.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Les <em>Souvenirs d\u2019un voyage dans la Tartarie, le Tibet et la Chine<\/em> d\u2019Evariste Huc, parus en 1850, eurent un grand retentissement et sont encore consid\u00e9r\u00e9s comme un t\u00e9moignage relativement fiable de la vie d\u2019alors dans les r\u00e9gions himalayennes. Le p\u00e8re lazariste, une variante un peu moins intello des j\u00e9suites, y parle longuement de la licorne et en donne une description pr\u00e9cise, m\u00eame s\u2019il admet ne pas avoir vu l\u2019animal de ses propres yeux.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1925\" height=\"1623\" src=\"https:\/\/faidutti.com\/blog\/licornes\/wp-content\/uploads\/sites\/2\/2021\/05\/Huc-carte.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-2008\" srcset=\"https:\/\/faidutti.com\/blog\/licornes\/wp-content\/uploads\/sites\/2\/2021\/05\/Huc-carte.jpg 1925w, https:\/\/faidutti.com\/blog\/licornes\/wp-content\/uploads\/sites\/2\/2021\/05\/Huc-carte-300x253.jpg 300w, https:\/\/faidutti.com\/blog\/licornes\/wp-content\/uploads\/sites\/2\/2021\/05\/Huc-carte-768x648.jpg 768w, https:\/\/faidutti.com\/blog\/licornes\/wp-content\/uploads\/sites\/2\/2021\/05\/Huc-carte-1536x1295.jpg 1536w, https:\/\/faidutti.com\/blog\/licornes\/wp-content\/uploads\/sites\/2\/2021\/05\/Huc-carte-356x300.jpg 356w\" sizes=\"auto, (max-width: 1925px) 100vw, 1925px\" \/><figcaption>En noir, l&#8217;itin\u00e9raire du p\u00e8re Huc, dans l&#8217;\u00e9dition anglaise de son r\u00e9cit de voyage.<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p class=\"has-light-gray-background-color has-background\">Le quatri\u00e8me jour depuis notre d\u00e9part de Ghiamda, apr\u00e8s avoir travers\u00e9 sur la glace un grand lac, nous nous arr\u00eat\u00e2mes au poste d&#8217;Atdza, petit village dont les habitants cultivent quelques lambeaux de terre, dans une petite vall\u00e9e entour\u00e9e de montagnes dont la cime est couronn\u00e9e de houx et de pins. L&#8217;Itin\u00e9raire chinois dit, au sujet du lac qu&#8217;on rencontre avant d&#8217;arriver \u00e0 Atdza: \u00ab La licorne, animal tr\u00e8s-curieux, se trouve dans le voisinage de ce lac, qui a quarante lis de longueur. \u00bb<br \/><br \/>La licorne, qu&#8217;on a longtemps regard\u00e9e comme un \u00eatre fabuleux, existe r\u00e9ellement dans le Thibet. On la trouve souvent repr\u00e9sent\u00e9e parmi les sculptures et les peintures des temples bouddhiques. En Chine m\u00eame, on la voit souvent dans les paysages qui d\u00e9corent les auberges des provinces septentrionales<a href=\"#_ftn1\">[1]<\/a>. Nous avons eu longtemps entre les mains un petit trait\u00e9 mongol d&#8217;histoire naturelle, \u00e0 l&#8217;usage des enfants, o\u00f9 l&#8217;on voyait une licorne repr\u00e9sent\u00e9e sur une des planches dont cet ouvrage classique \u00e9tait illustr\u00e9. Les habitants d&#8217;Atdza parlaient de cet animal, sans y attacher une plus grande importance qu&#8217;aux autres esp\u00e8ces d&#8217;antilopes qui abondent dans leurs montagnes. Nous n&#8217;avons pas eu la bonne fortune d&#8217;apercevoir de licorne durant nos voyages dans la Haute-Asie. Mais tout ce qu&#8217;on nous en a dit, ne fait que confirmer les d\u00e9tails curieux que M. Klaproth a publi\u00e9s sur ce sujet dans le nouveau Journal Asiatique. Nous avons pens\u00e9 qu&#8217;il ne serait pas hors de propos de citer ici une note int\u00e9ressante que cet orientaliste, d&#8217;une immense \u00e9rudition, a ajout\u00e9e \u00e0 la traduction de l&#8217;Itin\u00e9raire de Lou-Hoa-Tchou :<br \/>\u00ab La licorne du Thibet s&#8217;appelle, dans la langue de ce pays, s\u00e9rou; en mongol, k\u00e9r\u00e9; et en chinois, tou-kio-cheou, c&#8217;est-\u00e0-dire l&#8217;animal \u00e0 une corne, ou kio-touan, corne droite. Les Mongols confondent quelquefois la licorne avec le rhinoc\u00e9ros, nomm\u00e9 en mantchou, bodi gourgou, et en sanscrit, khadga, en appelant ce dernier \u00e9galement k\u00e9r\u00e9. \u00bb<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/faidutti.com\/blog\/licornes\/wp-content\/uploads\/sites\/2\/2021\/05\/Tibet-02-Huc-vol.2-travels\u2026.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-596\" width=\"412\" height=\"524\"\/><figcaption>Illustration de l\u2019\u00e9dition anglaise du journal de voyage d\u2019\u00c9variste Huc, 1852.<\/figcaption><\/figure><\/div>\n\n\n\n<p class=\"has-light-gray-background-color has-background\">La licorne se trouve mentionn\u00e9e pour la premi\u00e8re fois, chez les Chinois, dans un de leurs ouvrages qui traite de l&#8217;histoire des deux premiers si\u00e8cles de notre \u00e8re. Il y est dit que le cheval sauvage, l&#8217;argali et le kio-touan sont des animaux \u00e9trangers \u00e0 la Chine, qu&#8217;ils vivent dans la Tartarie, et qu&#8217;on se servait des cornes du dernier, pour faire les arcs appel\u00e9s arcs de licorne.<br \/><br \/>Les historiens chinois, mahom\u00e9tans et mongols, rapportent unanimement la tradition suivante, relative \u00e0 un fait qui eut lieu en 1224, quand Tchinggiskhan se pr\u00e9parait \u00e0 aller attaquer l&#8217;lndoustan. \u00ab Ce conqu\u00e9rant ayant soumis le Thibet, dit l&#8217;histoire mongole, se mit en marche pour p\u00e9n\u00e9trer dans l&#8217;Enedkek (l&#8217;Inde). Comme il gravissait le mont Djadanaring, il vit venir \u00e0 sa rencontre une b\u00eate fauve, de l&#8217;esp\u00e8ce appel\u00e9e serou, qui n&#8217;a qu&#8217;une corne sur le sommet de la t\u00eate; cette b\u00eate se mit trois fois \u00e0 genoux devant le monarque, comme pour lui t\u00e9moigner son respect. Tout le monde \u00e9tant \u00e9tonn\u00e9 de cet \u00e9v\u00e9nement, le monarque s&#8217;\u00e9cria: L&#8217;empire de l&#8217;Indoustan est, \u00e0 ce qu&#8217;on assure, le pays o\u00f9 naquirent les majestueux Bouddhas et Boddhisatvas, ainsi que les puissants Bogdas, ou princes de l&#8217;antiquit\u00e9; que peut donc signifier que cette b\u00eate priv\u00e9e de parole me salue comme un homme? Apr\u00e8s ces paroles, il retourna dans sa patrie. \u00bb<br \/><br \/>Quoique ce fait soit fabuleux, il ne d\u00e9montre pas moins l&#8217;existence d&#8217;un animal \u00e0 une seule corne dans les hautes montagnes du Thibet. Il y a aussi, dans ce pays, des lieux qui tirent leur nom du grand nombre de ces animaux, qui y vivent par troupeaux, tels que le canton de Serou-Dziong, c&#8217;est-\u00e0-dire Village de la Rive des Licornes, situ\u00e9 dans la partie orientale de la province de Kham, vers la fronti\u00e8re de la Chine.<br \/><br \/>Un manuscrit thib\u00e9tain, que feu le major Latte a eu l&#8217;occasion d&#8217;examiner, appelle la licorne le tsopo \u00e0 une corne. Une corne de cet animal fut envoy\u00e9e \u00e0 Calcutta; elle avait cinquante centim\u00e8tres de longueur, et onze centim\u00e8tres de circonf\u00e9rence; depuis la racine, elle allait en diminuant, et se terminait en pointe. Elle \u00e9tait presque droite, noire, et un peu aplatie des deux c\u00f4t\u00e9s; elle avait quinze anneaux, mais ils n&#8217;\u00e9taient pro\u00e9minents que d&#8217;un c\u00f4t\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"2048\" height=\"1365\" src=\"https:\/\/faidutti.com\/blog\/licornes\/wp-content\/uploads\/sites\/2\/2021\/05\/Tibet-04-Pseudois_nayaur_in_Kangchenjunga_National_Park-2048x1365.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-598\" srcset=\"https:\/\/faidutti.com\/blog\/licornes\/wp-content\/uploads\/sites\/2\/2021\/05\/Tibet-04-Pseudois_nayaur_in_Kangchenjunga_National_Park-2048x1365.jpg 2048w, https:\/\/faidutti.com\/blog\/licornes\/wp-content\/uploads\/sites\/2\/2021\/05\/Tibet-04-Pseudois_nayaur_in_Kangchenjunga_National_Park-300x200.jpg 300w, https:\/\/faidutti.com\/blog\/licornes\/wp-content\/uploads\/sites\/2\/2021\/05\/Tibet-04-Pseudois_nayaur_in_Kangchenjunga_National_Park-768x512.jpg 768w, https:\/\/faidutti.com\/blog\/licornes\/wp-content\/uploads\/sites\/2\/2021\/05\/Tibet-04-Pseudois_nayaur_in_Kangchenjunga_National_Park-1536x1024.jpg 1536w, https:\/\/faidutti.com\/blog\/licornes\/wp-content\/uploads\/sites\/2\/2021\/05\/Tibet-04-Pseudois_nayaur_in_Kangchenjunga_National_Park-450x300.jpg 450w\" sizes=\"auto, (max-width: 2048px) 100vw, 2048px\" \/><figcaption>Ch\u00e8vre sauvage photographi\u00e9e au Sikkhim. Regardez la bien, elle a deux cornes, mais on peut s\u2019y tromper\u2026<br \/><span style=\"color:#9e9e9e\" class=\"tadv-color\">Photo Ravi Sangheeta, Wikimedia Commons<\/span><\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p class=\"has-light-gray-background-color has-background\">M. Hodgson, r\u00e9sident anglais dans le N\u00e9pal, est enfin parvenu \u00e0 se procurer une licorne, et a fix\u00e9 indubitablement la question relative \u00e0 l&#8217;existence de cette esp\u00e8ce d&#8217;antilope, appel\u00e9e tchirou, dans le Thibet m\u00e9ridional qui confine au N\u00e9pal. C&#8217;est le m\u00eame mot que serou, prononc\u00e9 autrement suivant les dialectes diff\u00e9rents du nord et du midi.<br \/><br \/>La peau et la corne, envoy\u00e9es \u00e0 Calcutta par H. Hodgson, appartenaient \u00e0 une licorne morte dans la m\u00e9nagerie du Radjah du N\u00e9pal. Elle avait \u00e9t\u00e9 pr\u00e9sent\u00e9e \u00e0 ce prince par le Lama de Digourtchi (Jikazze), qui l&#8217;aimait beaucoup. Les gens qui amen\u00e8rent l&#8217;animal au N\u00e9pal, inform\u00e8rent M. Hodgson que le tchirou se plaisait principalement dans la belle vall\u00e9e ou plaine de Tingri, situ\u00e9e dans la partie m\u00e9ridionale de la province thib\u00e9taine de Tsang, et qui est arros\u00e9e par l&#8217;Arroun. Pour se rendre du N\u00e9pal dans cette vall\u00e9e, on passe le d\u00e9fil\u00e9 de Kouti ou Nialam. Les N\u00e9paliens appellent la vall\u00e9e de l&#8217;Arroun Tingri-Meidam, de la ville de Tingri, qui s&#8217;y trouve sur la gauche de cette rivi\u00e8re; elle est remplie de couches de sel, autour desquelles les tchirous se rassemblent en troupeaux. On d\u00e9crit ces animaux comme extr\u00eamement farouches, quand ils sont dans l&#8217;\u00e9tat sauvage; ils ne se laissent approcher par personne, et s\u2019enfuient au moindre bruit. Si on les attaque, ils r\u00e9sistent courageusement. Le m\u00e2le et la femelle ont en g\u00e9n\u00e9ral la m\u00eame apparence.<br \/><br \/>La forme du tchirou est gracieuse, comme celle de tous les autres antilopes; il a aussi les yeux incomparables des animaux de cette esp\u00e8ce. Sa couleur est rouge\u00e2tre, comme celle du faon, \u00e0 la partie sup\u00e9rieure du corps, et blanche \u00e0 l&#8217;inf\u00e9rieure. Ses caract\u00e8res distinctifs sont: d&#8217;abord une corne noire, longue et pointue, ayant trois l\u00e9g\u00e8res courbures, avec des anneaux circulaires vers la base; ces anneaux sont plus saillants sur le devant que sur le derri\u00e8re de la corne; puis deux touffes de crin qui sortent du c\u00f4t\u00e9 ext\u00e9rieur de chaque narine; beaucoup de soie entoure le nez et la bouche, et donne \u00e0 la t\u00eate de l&#8217;animal une apparence lourde. Le poil du tchirou est dur, et para\u00eet creux comme celui de tous les animaux qui habitent au bord de l&#8217;Himalaya, et que M. Hodgson a eu l&#8217;occasion d&#8217;examiner. Ce poil a environ cinq centim\u00e8tres de longueur; il est si touffu, qu&#8217;il pr\u00e9sente au toucher comme une masse solide. Au-dessous du poil, le corps du tchirou est couvert d&#8217;un duvet tr\u00e8s-fin et doux, comme presque tous les quadrup\u00e8des qui habitent les hautes r\u00e9gions des monts Himalaya, et sp\u00e9cialement comme les ch\u00e8vres dites de Kachemir. Le docteur Abel a propos\u00e9 de donner au tchirou le nom syst\u00e9matique d&#8217;antilope Hodgsonii, d&#8217;apr\u00e8s celui du savant qui a mis son existence hors de doute<a href=\"#_ftn2\">[2]<\/a>.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/faidutti.com\/blog\/licornes\/wp-content\/uploads\/sites\/2\/2021\/05\/statuette-de-Qilin-en-or-XIXe-British-Museum-1550x2048.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-776\" width=\"-56\" height=\"-68\" srcset=\"https:\/\/faidutti.com\/blog\/licornes\/wp-content\/uploads\/sites\/2\/2021\/05\/statuette-de-Qilin-en-or-XIXe-British-Museum-1550x2048.jpg 1550w, https:\/\/faidutti.com\/blog\/licornes\/wp-content\/uploads\/sites\/2\/2021\/05\/statuette-de-Qilin-en-or-XIXe-British-Museum-227x300.jpg 227w, https:\/\/faidutti.com\/blog\/licornes\/wp-content\/uploads\/sites\/2\/2021\/05\/statuette-de-Qilin-en-or-XIXe-British-Museum-768x1015.jpg 768w, https:\/\/faidutti.com\/blog\/licornes\/wp-content\/uploads\/sites\/2\/2021\/05\/statuette-de-Qilin-en-or-XIXe-British-Museum-1162x1536.jpg 1162w, https:\/\/faidutti.com\/blog\/licornes\/wp-content\/uploads\/sites\/2\/2021\/05\/statuette-de-Qilin-en-or-XIXe-British-Museum.jpg 1892w\" sizes=\"(max-width: 1550px) 100vw, 1550px\" \/><figcaption>Statuette de Qilin chinoise, circa 1840. Au XIXe si\u00e8cle, les Qilins ressemblent de moins en moins \u00e0 des dragons, de plus en plus \u00e0 des ch\u00e8vres.<\/figcaption><\/figure><\/div>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator\"\/>\n\n\n\n<p class=\"has-light-gray-background-color has-background has-small-font-size\"><a href=\"#_ftnref1\">[1]<\/a> <em>Nous avons eu longtemps entre les mains un petit trait\u00e9 mongol d\u2019histoire naturelle, \u00e0 l\u2019usage des enfants, o\u00f9 l\u2019on voyait une licorne repr\u00e9sent\u00e9e sur une des planches dont cet ouvrage classique \u00e9tait illustr\u00e9.<\/em><br \/><a href=\"https:\/\/faidutti.com\/blog\/licornes\/wp-admin\/post.php?post=595&amp;action=edit#_ftnref2\">[2]<\/a> <em>L&#8217;antilope-licorne du Thibet est probablement l&#8217;oryx-capra des anciens. On le trouve encore dans les d\u00e9serts de la haute-Nubie, o\u00f9 on le nomme ariel. La licorne, en h\u00e9breu r\u00e9em et en grec monoceros, telle qu&#8217;elle est repr\u00e9sent\u00e9e dans la Bible et dans Pline le naturaliste, ne peut \u00eatre identifi\u00e9e avec l&#8217;oryx-capra. La licorne des livres saints parait \u00eatre un pachyderme d&#8217;une force prodigieuse et d&#8217;une \u00e9pouvantable f\u00e9rocit\u00e9. Au rapport des voyageurs, elle existe dans l&#8217;Afrique centrale, et les Arabes lui donnent le nom de Aboukarn.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Tout au long du XIXe si\u00e8cle ont circul\u00e9 en Europe des rumeurs de la pr\u00e9sence de licornes en Afrique du Sud et au Tibet. 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