Tom Vasel et quelques autres
Tom Vasel and a few others

Parmi les choses qui m’ont un peu surpris, en octobre dernier, lors du salon d’Essen, il y eut les assez nombreuses critiques que j’ai entendu envers Tom Vasel, critiques qui me semblent être assez injustes. Tom est sans doute le critique de jeu le plus connu, voire celui dont les vidéos en ligne, qui ont remplacé ses anciennes critiques écrites, sont les plus populaires et les plus vues, que ce soit sur le Boardgamegeek, sur Facebook, ou sur son site pourtant assez confus, the Dice Tower. Cela est dû certes à leur construction, une explication rapide mais très claire des règles suivie par un point de vue subjectif et argumenté, le tout en une quinzaine de minutes mais aussi à la clarté de l’expression et à un certain talent de bonimenteur. Moi-même, qui préfère généralement les critiques écrites aux vidéos, je regarde souvent celles de Tom Vasel, ainsi que celles de ses acolytes de la Dice Tower, Zee Garcia et Sam Healey, lorsque je veux me faire rapidement une idée sur un jeu récemment sorti.

Les critiques faites à Tom, et dans une moindre mesure à Zee et Sam, sont de deux sortes. Des auteurs et éditeurs lui reprochent de ne pas avoir apprécié leurs jeux et d’être de mauvaise foi, des joueurs lui reprochent de ne pas avoir le même avis qu’eux et d’être « subjectif ».

Critique objective est bien sûr un oxymore, une critique n’ayant de valeur que parce qu’elle exprime l’opinion, aussi subjective et claire que possible, de son auteur. Une « critique objective » ne saurait être qu’une description sans âme ou une paraphrase des règles, ce qui ne présente aucun intérêt. Tom et ses amis l’ont bien compris, qui décrivent certes d’abord les jeux avec pédagogie, mais expriment ensuite leurs opinions avec humour et conviction.
Je comprends bien que certains auteurs regrettent qu’un critique influent n’ait pas trop apprécié tel ou tel de leurs jeux, et cela m’est arrivé bien des fois. Il reste qu’il en a parfaitement le droit, qu’on ne peut pas lui demander de rejouer quinze fois pour vérifier qu’il déteste bien notre jeu. En outre, s’il est un critique dont je peux assurer qu’il est de bonne foi, c’est bien Tom Vasel. Je pense en effet avoir assez bien compris ses préférences en matière de jeux, qui sont assez proches des miennes. Il apprécie le plus souvent mes créations et, surtout, je peux prédire avec une quasi certitude quels sont les jeux qu’il appréciera et ceux qu’il n’aimera pas, ce qui montre bien que ses jugements relèvent bien de l’opinion et non du calcul. Je pourrai avoir quelques doutes si ses critiques étaient incohérentes ou incompréhensibles, elles me semblent au contraire parfaitement cohérentes, argumentées, et appuyées sur une impressionnante culture ludique. Tout au plus peut-on ne pas être d’accord avec lui, ce qui est rarement mon cas – du moins quand il s’agit de jeux. Nous sommes en effet idéologiquement extrêmement éloignés, puisque je hais la religion et me méfie des valeurs familiales, mais je trouve aussi amusant que nous soyons tous deux parmi les rares personnes du monde ludique à ne pas mettre leurs convictions dans leur poche pour parler de jeu.

Cela m’amène à une remarque amusante. Tom Vasel est sans doute aujourd’hui la personnalité la plus connue du petit monde ludique, le personnage que tout le monde reconnait sur les salons. Il est connu comme critique, nul ou presque ne sachant qu’il est aussi l’auteur de deux excellents jeux, Nothing Personal et Vicious Fishes, qui sont passés largement inaperçus en partie parce que, comme critique de jeux, il n’a pas osé les mettre en avant. Ses acolytes Sam et Zee sont aussi de petites célébrités, tout comme une bonne partie de l’équipe du Boardgamegeek, notamment Eric Martin, et quelques autres critiques comme Dan King, aka The Gameboygeek, ou dans un autre genre Quinns et Matt de Shut-up and Sit Down. Ils sont, je pense, bien plus aisément et fréquemment reconnus dans les couloirs des salons que les auteurs de jeux. Si Tom est le plus connu de tous, c’est parce qu’il a du talent, du bagout, parce qu’il apprécie visiblement son rôle de célébrité mineure, et parce qu’il sait jouer de sa stature, de ses cravates et à l’occasion de ses chapeaux. En comparaison, les auteurs de jeux sont sur les salons assez incognitos, que ce soit ceux qui, comme moi, apprécient d’être parfois au centre de l’attention ou ceux qui, comme Antoine Bauza, font tout pour l’éviter.


Eric Martin et Tom Vasel au salon d’Essen

Internet, on le sait, a engendré une « dislocation culturelle » qui permet l’émergence de nombreuses « célébrités mineures », de personnes qui sont très connues dans un petit milieu. Le petit monde du jeu de société en est un, mais il est intéressant de constater que les véritables petites stars y sont plus souvent les critiques que les auteurs ou illustrateurs. Il peut y avoir à cela des raisons liées à la psychologie des uns et des autres, les auteurs étant plus souvent des solitaires – c’est un peu paradoxal pour un loisir très social, mais c’est un fait qui me semble assez évident – et les critiques des personnes plus ouvertes, aimant parler et s’exprimer, et appréciant d’être sous les projecteurs. Il y aussi des raisons techniques, notamment le fait que l’on voit toujours la tête de ses critiques favoris dans des videos tandis que le visage des auteurs reste mystérieux. Ma tête est un peu connue parce que je suis très présent sur internet, et parce que je ne sais pas me taire, celle d’Eric Lang l’est un peu pour les mêmes raisons et parce qu’il n’y a pas beaucoup de noirs dans le monde ludique, mais qui sait à quoi ressemblent des auteurs pourtant aussi importants comme Antoine Bauza, Vlaada Chvatil ou Jamey Stiegmaier ou, l’inconnu total que moi-même je ne reconnaîtrais pas, Wolfgang Warsch ? Je ne sais absolument pas s’il faut s’en réjouir ou le regretter.


At the last Essen game fair, in october, I was surprised to hear many people express their anger at or distrust of Tom Vasel, and thought this was unfair. Tom is certainly the most popular and influent game reviewer, the one whose video reviews, which have replaced his old written ones, get the most views and comments on the Boardgamegeek, on Facebook and on his own website, the Dice Tower, even though the latter is a bit hard to navigate. This is due to their clear structure, a short but clear explanation of the rules followed by a sound and wel-argued subjective opinion, all this in about fifteen minutes, but also to his clear expression and his obvious pitchman talent. I usually prefer to read written reviews, but when I want a short description and opinion on a recent game, I often watch Tom Vasel’s review, and when there’s none a review by one of his Dice Tower acolytes, Zee Garcia and Sam Healey.

I’ve heard mostly two criticisms of Tom and, to a lesser extent, Zee and Sam. Designers and publishers blame them for being partial against their games, or even for bad faith, while gamers rebuke them for not sharing their tastes and opinions and therefore being « subjective ».
Of course, an objective review is an oxymoron, since the only point of a review is to express as clearly as possible the subjective opinion of its author. An « objective review », if there’s something like this, would be pointless – just a soulless and boring description or a plain paraphrase of the game’s rules. Tom and his friends know this. They first give a rough an d pedagogical description of a game, and then give their opinion with wit and conviction.

Of course, a game designer is always a bit depited and frustrated when an influential critic dislikes his last design, and it happened to me many times. It is, however, perfectly legit, and one cannot ask a reviewer to play fifteen one’s game fifteen times to make sure one doesn’t like it. Furthermore, if there is a reviewer I don’t suspect of bad faith, it’s Tom Vasel. I think I’ve well understood his tastes in games, which are not dissimilar with mine. He usually likes my games and, most of all, I can predict with a quasi-certainty which games he will like or dislike. This means his verdicts are indeed only based on his personal opinion and not on some interest or calculation. I could have some doubts if his judgements were inconsistent or loosely argued, but they are the opposite, consistent, clearly argued and based on an impressive knowledge of modern gaming. Of course, one can disagree with him, but that’s rarely my case – at least about games. For the rest, we are ideologically at odds, since I hate all religions and am extremely wary of so-called family values, but we agree, at least, on one thing – we should not set our convictions aside when discussing games.


Sam, Tom & Zee cards from Nothing Personal

This brings me to another fun topic. Tom is probably the best known individual in the boardgaming world, the one everybody recognizes at game fairs. He is famous as a reviewer, since almost no one knows he also designed two really good games, Nothing Personal and Vicious Fishes. One of the reasons why the were largely unnoticed is that, as a game reviewer, e didn’t dare to promote them. His acolytes Sam and Zee are also minor celebrities, as well as some of the boardgamegeek team, especially Eric Martin, and a few other reviewers such as Dan King aka The Gameboygeek, or in a different style Matt & Quinns of Shut-up and Sit Down. They are, I think, more often recognized at game fairs than most game designers. If Tom is the most famous, it’s because of his gift of gab, because he visibly enjoys being a minor celebrity, and because of his stature, his ties and his hats. Comparatively, most game designers can visit game fairs relatively incognito. This is true for those who, like me, enjoys to be from time to time at the center of attention, and even more for those who, like Antoine Bauza, carefully avoid it.


The Boadgamegeek team after Essen 2018

The development of the internet has caused a « cultural dislocation ». One of its effects is the appearance of « minor celebrities » who achieve a near star status in a relatively small circle. The small boardgaming world is one of these circles, but it’s interesting to notice that its small stars are more often game reviewers than game designer or artists. There could be psychological reasons for this. Boardgame designers are often solitary characters – I know it’s surprising since boardgames are a social activity, but believe me, once you know a lot of them, it’s an evidence – while reviewers are probably more extrovert people, eager to speak and to be listened to, and enjoying being in the spotlights. There are also technical explanations, mostly the fact that the reviewer’s face can be seen on every video, but not the designer’s one. My face is moderately known because I’m very active on facebook and on my website, and because I’m not good at keeping it quiet. Eric Lang’s one is also well known for the same reasons, and may be also because there are not that many black people in the boadgaming world. But who can spot in a game fair other important designers such as Vlaada Chvatil, Antoine Bauza, Jamey Stiegmaier or Wolfgang Warsch. I don’t have the slightest idea what the last one looks like. I don’t know if this is a good or a bad thing.


And now a few videos featuring my games :

My 10 best games according to Tom Vasel, as of January 2018 :

My new games at Gen Con 2017, interview with Eric Martin of the BGG :

Tom Vasel reviews Dragons’ Gold:

Shut Up and Sit Down reviews Secrets :

The GameBoyGeek reviews Waka Tanka :

OK, there are one or two games of mine Tom didn’t enjoy – here he discusses letters of Marque:

 

3 thoughts on “Tom Vasel et quelques autres
Tom Vasel and a few others

  1. Le sujet de la critique me passionne parce qu’il me pose plusieurs questions auxquelles je n’ai pas toujours de réponse. Tu es particulièrement bien placé pour en parler puisque tu n’as jamais hésité à en faire et à partager tes goûts ce qui, je n’en doute pas, t’as amené quelques inimitiés. Forcément, quand on partage son avis on risque toujours de ne pas avoir le même que tout le monde, de faire des erreurs ou de ne pas choisir les bons mots ! On me l’a déjà reproché même pour des critiques positives. Il faut l’accepter : cela fait partie du “jeu”.

    L’un des débats récurrents est la place de l’avis négatif : faut-il parler des jeux qu’on aime le moins ?
    J’évacue très vite la question du ressenti des auteurs et de l’éditeur qui me paraît assez secondaire : forcément ce sont eux qui réagissent le plus mal et le plus violemment à une mauvaise critique mais une critique n’est jamais rédigée pour l’auteur du jeu.
    La question de l’utilité est déjà plus intéressante. Tellement de bons jeux sont publiés aujourd’hui (je suis bon public), qu’il est possible de tenir une rubrique régulière en ne parlant que d’expériences ludiques qui nous ont plu.
    Mais la question la plus difficile, sur laquelle je change souvent d’avis, est celle de la légitimité : nos avis, surtout dans le domaine du jeu de société, où nous sommes acteurs, sont forcément très liés à nos goûts personnels.
    Je ne suis pas un grand amateur des jeux coopératifs par exemple, il n’y aurait pas beaucoup de sens à ce que je répète à chaque nouveau jeu qui paraît que le hasard de la pioche me semble souvent plus déterminant que mes choix de joueur et qu’en conséquence, je m’y ennuie. C’est sans doute ce qui plaît à ceux qui apprécient ce type de jeu.
    Autre exemple, dernièrement, je n’ai pas du tout apprécié le jeu Mountains publié par Haba. J’ai trouvé la partie un peu longue et perdant en intensité sur la longueur avec ce que je pensais être de vrais défauts mécaniques. J’y ai joué depuis avec mes enfants qui ont inversement beaucoup aimé. J’hésite encore sur le fait d’en parler ou pas. Pour ce jeu, c’est facile puisque je vois maintenant l’intérêt et le public qu’il cible mais pour beaucoup d’autres jeux, c’est plus compliqué. Je ne me fais pas toujours confiance.

    Tu notes à juste titre que Tom Vasel est également auteur de jeux et plutôt doué. Ça peut paraître un détail mais c’est souvent le reproche, facile, que l’on fait aux critiques : ce seraient des auteurs “ratés” ou “frustrés”.
    Cela m’amène à l’autre question que je me pose souvent : celle de la motivation que l’on a s’improviser critique puisque, particulièrement dans le milieu du jeu de société, les critiques sont ou commencent toujours amateurs.
    J’y vois, à titre personnel, un besoin de partage irrépressible que je ne m’explique pas toujours.
    Tu as raison de parler de la notoriété de Tom Vasel (on pourrait aussi citer Phal même s’il fait peu de critique) et sans doute qu’elle leur procure un réel plaisir mais je ne crois pas que ce soit un moteur, plutôt une conséquence.
    À titre personnel, je ne suis pas reconnu dans la rue pour mes dessins de presse et mes bandes dessinées, c’est vrai. Mais ce sont assurément les domaines dans lesquels mon nom est le plus connu et pour lesquels j’ai eu le plus d’opportunités, de revenus et d’expositions médiatiques.
    Pour autant, je ne ressens pas la même nécessité que je peux avoir à développer mon site de critiques ludiques sur lequel je perds aujourd’hui beaucoup de temps (et d’argent).

    C’est un grand mystère pour moi.

    • La critique est subjective et les jeux non aimés éclairent aussi les jeux aimés. Il faut absolument parler des jeux qu’on n’aime pas, en restant respectueux et en argumentant bien sûr. Çela permet, entre autres, d’aider les joueurs à mieux cerner les inclinaisons de joueur du critique et à apprécier globalement son affinité ludique avec lui, comme le démontre Bruno avec ses choix très souvent similaires à ceux de Tom Vasel.

      Pour le temps et les efforts passés par les critiques, j’y vois simplement un moyen d’expression d’une passion. Une passion telle que le plaisir associé déborde de la simple pratique du jeu vers toutes les pratiques “annexes” : discussions, organisations d’événements, de concours, critiques écrites, podcast ou vidéo, création de prototypes, etc. Avec d’un côté c’est irrépressible envie de partager cette passion au monde entier et de l’autre un besoin personnel d’y consacrer son énergie par tous les moyens possibles.

    • Merci pour ta longue réponse, Martin. Je vais répondre point par point.

      Oui, on m’a reproché parfois aussi de ne pas avoir aimé tel ou tel jeu, et même suspecté d’avoir voulu “aider” tel ou tel auteur ou éditeur en disant du bien d’un autre. C’est pour cela que, quand j’écrivais des critiques de jeu, je m’étais vite limité aux critiques positives, et c’est l’une des raisons (pas la seule ni la principale) pour lesquelles j’ai arrêté.

      Sur les critiques négatives, c’est une sacrée question.
      D’un côté, les critiques négatives sont souvent les plus amusantes à écrire et les plus agréables à lire – c’est moins vrai en vidéo – tout simplement parce que les bons mots méchants sont plus faciles et plus rigolos que les bons mots gentils. D’un autre côté, on peut ne pas avoir envie d’être méchant, surtout avec des “petits jeunes” auteurs ou éditeurs, qui font souvent, c’est logique, des erreurs de jeunesse. On peut aussi se dire, avec raison, que le jeu n’est pas mauvais, qu’il n’est juste pas pour nous – et je trouve que Tom et ses sbires expliquent cela assez bien. Surtout, pour faire une bonne critique d’un jeu, il faut quand même avoir fait quelques parties, et il faut quand même une bonne dose de masochisme pour rejouer à un jeu que l’on n’a pas aimé. C’est ce qui rend la critique négative plus difficile dans le jeu que, par exemple, dans la littérature.

      Votre légitimité tient bien sûr à votre culture ludique et à votre style, mais elle tient surtout à vos goûts personnels et à la manière dont vous parvenez à les mettre clairement en avant. C’est aussi, quand c’est bien fait, le moment où l’on peut dire que le jeu plaira peut-être plus à ceux qui aiment ceci ou cela.

      Sur les critiques qui seraient des auteurs “ratés” ou “frustrés”, je pense malheureusement que c’est vrai de quelques uns, comme en littérature ou en cuisine d’ailleurs, mais heureusement pas de tous. Cela peut même être une porte d’entrée vers la création, qui demande de plus en plus une certaine culture générale ludique. Et ce n’est certainement pas ton cas puisque, même si tes créations n’ont pas été éditées jusqu’ici, je pense que tu es un auteur de talent. Je ne me souviens pas bien du jeu sur les animaux bizarres, que j’avais trouvé un peu tarabiscoté, mais je pense que Le Doigt dans la Chatte est un chef d’œuvre, et j’espère qu’il sortira (tu l’as montré à Cojones?). Et si ce n’est pas le cas, je te demanderai les fichiers pour m’en faire un.

      Sur Phal, je n’en ai pas parlé un peu parce que, comme tu le dis, ce n’est pas vraiment un critique – il est un peu, comme disent les américains, “famous for being famous”, mais surtout parce que, après y avoir pas mal réfléchi et effacé quelques paragraphes, j’ai fait dans ce post le choix d’ignorer les critiques francophones, pour plein de raisons.
      D’abord, les deux grands sites francophones n’ont pas, comme Dice Tower ou Boardgamegeek, de positionnement clair. Ou plutôt, ils se positionnent tous deux comme un peu tout, encyclopédie ludique (ce qui n’a pas de sens dans une langue mineure, tous les français qui cherchent des infos précises sur un jeu allant sur BGG), communauté, forum de discussion et recueil de critiques (et maintenant boutique pour Tric-Trac). Du coup, ils sont tous deux un peu confus et je ne sais même pas où y trouver les vraies critiques.
      Ensuite, car il n’y quand même pas que ces deux sites, je connais finalement assez mal les critiques de jeux francophones. Lorsque j’ai essayé d’en regarder, je suis tombé trop souvent sur la prétention à l’objectivité dont je parle au début de mon post (et que montre l’usage révélateur, idiot et fautif du terme “test”), alors que les anglo-saxons assument plus tranquillement leur subjectivité. Je remarque d’ailleurs que tu te poses toi-même la question des goûts personnels dans ta réponse, alors que, pour moi, ces goûts personnels sont ce qui font l’intérêt de tes critiques. Les seules critiques en français que je regarde souvent avec plaisir sont celles des québécois d’Es-tu-game?

      Quand au grand mystère, je pense que si tu fais cela, c’est parce que cela t’amuse, et c’est une excellente raison !

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